FAURECIA ET L’UNIVERSITE DE STANFORD ANNONCENT UN PARTENARIAT POUR EXPLORER LE FUTUR DE LA CONDUITE AUTONOME ET PRESENTENT LEURS CONCLUSIONS AU SALON DES VEHICULES CONNECTES

Nanterre, France, 12 nov. 2015,  par Faurecia

Faurecia, l’un des principaux équipementiers automobiles mondiaux, et le Centre de Recherche sur le Design (CDR) de l’université de Stanford ont conclu un partenariat pour étudier l'évolution des comportements à bord des véhicules autonomes. Les partenaires présenteront les premières conclusions de leurs recherches le 17 novembre au Salon des véhicules connectés (Connected Car Expo), organisé en marge du Salon de l’automobile de Los Angeles.

Faurecia et l’université de Stanford ont identifié trois défis majeurs que l’industrie automobile devra relever pour atténuer l’appréhension des utilisateurs vis-à-vis de ces nouveaux modes de conduite :

 

  • Créer une expérience garantissant la confiance de l’occupant – Selon les études menées par les chercheurs de Stanford, une meilleure perception de la situation renforce la confiance du conducteur d’un véhicule autonome et l’aide à se fier au système. Bien utilisés, les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) et leurs alertes fournissent de précieuses informations sur le comportement du véhicule. Or bien souvent, les conducteurs trouvent l’utilisation et l’interface de ces systèmes compliquées au point, parfois, de les déconnecter, ce qui limite leurs atouts1. Autre point important mis en avant : le conducteur doit rester vigilant et être prêt à reprendre la main à tout moment. Dans ce but, les informations doivent attirer l’attention du conducteur et lui permettre de mieux appréhender la situation.
  • Ouvrir la voie à de nouveaux scénarios, en toute sécurité – La promesse d’une mobilité autonome, c’est avant tout la possibilité d’imaginer d’autres activités que la conduite à bord. Lire, travailler, discuter et manger ne sont que quelques-uns des scenarios qui justifient la conception d’un habitacle plus modulable tout en préservant la sécurité.
  • Atténuer le mal des transports – Selon des études2, les utilisateurs envisagent de profiter du temps libéré à bord d’un véhicule autonome pour lire ou utiliser des appareils mobiles, activités qui ont tendance à donner le mal des transports. Les facteurs à l’origine du mal des transports sont connus et Faurecia développe actuellement des innovations qui permettront d’atténuer voire d’éviter l’apparition de ces symptômes.

 

Les équipes de Faurecia et de l’université de Stanford sont convaincues que ces critères, parmi d’autres, joueront un rôle de plus en plus important dans le développement futur des modes de transport autonomes qui mettront l’accent sur qui se passe à l’intérieur du véhicule.

 

Le Dr David Sirkin, du CDR de Stanford, et Matthew Benson, du Centre d’innovation xWorks de Faurecia, présenteront leur travail When Driving Becomes the Distraction: Putting the Occupant Back in the Mobility Conversation (« Quand la conduite se fait distraction : replacer l’occupant au cœur du débat sur la mobilité ») lors du Salon des véhicules connectés qui se tiendra le 17 novembre 2015.

 

« L’industrie automobile se mobilise de plus en plus sur les véhicules autonomes et la plupart des recherches se concentrent sur la conception des technologies de pilotage automatique », explique Rob Huber, Vice-Président Innovation de Faurecia. « Le pilotage automatique est certes l’un des fondements de la conduite autonome, mais Faurecia privilégie un axe de développement parallèle orienté sur l’optimisation de l’expérience de mobilité qui passe par l’amélioration de la vie à bord et la priorité au confort, à la personnalisation et à la connectivité ».

 

« En nous associant à Faurecia, nous ouvrons la voie en matière d’anticipation et de prévention des problèmes que les conducteurs de véhicules autonomes, qui vont passer de pilotes actifs à occupants multitâches des véhicules, sont susceptibles de rencontrer », affirme David Sirkin. « L’industrie automobile se concentre principalement sur les nouvelles technologies garantissant la sécurité des véhicules autonomes en circulation. Or les aspects psychologiques justifient à eux seuls une approche spécifique de la conception et de l’ingénierie automobiles ».

 

Lors du Salon des véhicules connectés, Faurecia abordera les futures approches technologiques des systèmes d’intérieur de véhicules autonomes. L’équipementier présentera également Active Wellness™, un système de siège conçu pour améliorer le confort et le bien-être des occupants du véhicule afin de les aider à surmonter les barrières émotionnelles et biologiques identifiées dans l’étude Faurecia/Stanford. Active Wellness™ est le premier siège automobile capable de détecter le niveau de stress du conducteur, ainsi que d’autres réactions physiques, en mesurant l’activité cardiaque et respiratoire de l’occupant par le biais de capteurs intégrés au siège. À partir de ces mesures, le système peut réagir en conséquence – et déclencher une séquence de massage ou activer la ventilation du siège – pour permettre à l’occupant de retrouver un état physique et mental optimal. Ainsi, Active Wellness™ pourrait atténuer les tensions ressenties par les occupants de véhicules connectés ou autonomes.

 

« Active Wellness™ est un exemple parmi d’autres des initiatives déployées par Faurecia pour imaginer de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux designs de sièges et d’intérieurs afin de résoudre les problèmes émergents liés à la conduite de véhicules autonomes/connectés », précise Rob Huber.

David Sirkin est chercheur au CDR de l’Université de Stanford, où il étudie l’informatique ubiquitaire et la conception des interactions physiques, notamment entre humains et automates du quotidien, ainsi entre les véhicules autonomes et leurs interfaces. De plus, il enseigne la mécatronique et la conception d’appareils interactifs au département d’ingénierie électrique de l’université de Stanford.

Matthew Benson dirige l’Autonomous Experience Initiative (projet « Expérience autonome ») de Faurecia au sein du Westworks Innovation Center de Holland, dans le Michigan (États-Unis), un incubateur transfonctionnel de produits et d’entreprises spécialisé dans l’innovation stratégique au service de l’industrie automobile. Pour résumer, le travail de Matthew Benson consiste à mettre en phase technologies émergentes et business models pour répondre aux futurs besoins de la société et des utilisateurs finaux.

Faurecia est l'un des principaux équipementiers automobiles mondiaux dans quatre activités : sièges d’automobile, technologies de contrôle des émissions, systèmes d’intérieur et extérieurs d’automobile. Le Groupe a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 18,8 milliards d’euros. Au 31 décembre 2014, Faurecia employait 100 000 personnes dans 34 pays sur 330 sites, dont 30 centres de R&D. Faurecia est coté sur le marché NYSE Euronext de Paris et le marché over-the-counter (OTC) aux États-Unis. En savoir plus: www.faurecia.fr

Le Centre de recherche sur le design de l’université de Stanford (CDR) est une communauté de chercheurs œuvrant à la compréhension et au développement de la formation et de la pratique en matière de conception technique innovante. La mission du centre est de stimuler la créativité individuelle, de mieux appréhender le processus de conception collectif et de développer des outils et des méthodes de pointe afin de promouvoir la conception et la fabrication de produits de la plus haute qualité. Le CDR élabore des concepts et solutions techniques pour la réflexion conceptuelle, l’ingénierie concourante, la conception collaborative distribuée et la réutilisation des connaissances en matière de conception.

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